Le rythme
Posté : vendredi 29 mai 2026 12:02
Nous avons eu un petit atelier "Rythme" à Beuvray qui était bien intéressant.
Nous y avions évoqué l'importance de "placer" le rythme dès le début de l'apprentissage d'une pièce, c.a.d. de ne rien jouer qui ne soit pas en rythme.
Je suis tombée hier soir sur cette vidéo (malheureusement en anglais) qui m'a paru assez intéressante sur le sujet. John Mortensen explique pourquoi les élèves de piano classique ont souvent des difficultés avec le rythme. En effet c'est parce qu'ils commencent à faire attention au rythme mille fois trop tard dans l'étude d'un morceau (la musique classique est autant rythmée que n'importe quelle musique) ; donc sur un passage donné, en temps de pratique, il y a 80% du temps de travail non rythmé et 20% rythmé, donc évidemment au bout de plusieurs années de pratique ça fait un temps colossal de travail non rythmé. D'où que le rythme paraisse durablement (voire de plus en plus!) comme un "alien" ennemi et non comme une construction amicale dès le départ qui fait partie inhérente de l'identité de chaque passage musical.
A 6.23 une suggestion que j'ai trouvée très intéressante, qui consiste à jouer le "squelette" rythmique du passage que l'on travaille avant même de mettre toutes les notes.
Et une définition du rythme que j'ai trouvée éclairante : "le rythme est le contrat entre l'interprète et l'auditeur". Ben oui, c'est ce qui permet à l'auditeur de saisir la musique, de la partager en son for intérieur, c'est un terrain commun entre l'interprète et l'auditeur. J'ai trouvé cette observation précieuse parce que ça veut dire tendre tout de suite vers l'écoute, non seulement la nôtre mais celle d'autrui, notre cher public (imaginaire).
Voici la vidéo.
Ensuite, j'ai réfléchi au fait – qui ne m'avait pas frappée plus que ça précédemment – que mes méthodes de déchiffrage comportent toutes des exercices de lecture rythmique. En fait à ce stade il ne s'agit plus d'apprendre les rythmes, mais plutôt, je crois, d'éduquer l'oeil, c.a.d. que la lecture d'une note pointée soit immédiatement perçue comme "pointée" et non comme "plus longue que d'habitude et on laissera le hasard décider de la longueur". Une manière de faire en sorte que la lecture du rythme soit aussi précise et signifiante que la lecture des notes, des intervalles, etc.
Nous y avions évoqué l'importance de "placer" le rythme dès le début de l'apprentissage d'une pièce, c.a.d. de ne rien jouer qui ne soit pas en rythme.
Je suis tombée hier soir sur cette vidéo (malheureusement en anglais) qui m'a paru assez intéressante sur le sujet. John Mortensen explique pourquoi les élèves de piano classique ont souvent des difficultés avec le rythme. En effet c'est parce qu'ils commencent à faire attention au rythme mille fois trop tard dans l'étude d'un morceau (la musique classique est autant rythmée que n'importe quelle musique) ; donc sur un passage donné, en temps de pratique, il y a 80% du temps de travail non rythmé et 20% rythmé, donc évidemment au bout de plusieurs années de pratique ça fait un temps colossal de travail non rythmé. D'où que le rythme paraisse durablement (voire de plus en plus!) comme un "alien" ennemi et non comme une construction amicale dès le départ qui fait partie inhérente de l'identité de chaque passage musical.
A 6.23 une suggestion que j'ai trouvée très intéressante, qui consiste à jouer le "squelette" rythmique du passage que l'on travaille avant même de mettre toutes les notes.
Et une définition du rythme que j'ai trouvée éclairante : "le rythme est le contrat entre l'interprète et l'auditeur". Ben oui, c'est ce qui permet à l'auditeur de saisir la musique, de la partager en son for intérieur, c'est un terrain commun entre l'interprète et l'auditeur. J'ai trouvé cette observation précieuse parce que ça veut dire tendre tout de suite vers l'écoute, non seulement la nôtre mais celle d'autrui, notre cher public (imaginaire).
Voici la vidéo.
Ensuite, j'ai réfléchi au fait – qui ne m'avait pas frappée plus que ça précédemment – que mes méthodes de déchiffrage comportent toutes des exercices de lecture rythmique. En fait à ce stade il ne s'agit plus d'apprendre les rythmes, mais plutôt, je crois, d'éduquer l'oeil, c.a.d. que la lecture d'une note pointée soit immédiatement perçue comme "pointée" et non comme "plus longue que d'habitude et on laissera le hasard décider de la longueur". Une manière de faire en sorte que la lecture du rythme soit aussi précise et signifiante que la lecture des notes, des intervalles, etc.