Re: Le pouvoir expressif et affectif des tonalités
Posté : mardi 29 nov. 2022 10:43
Je n'ai peut-être pas encore une bonne oreille mais pour moi peu importe la tonalité, j'entends la même chose 
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Merci pour ces vidéos.floyer a écrit : dimanche 30 août 2020 18:14 Cet exemple ainsi que le cas de la septième diminuée de mon lien précédent lien me fait penser à une vidéo prise à l’ENS-Lyon au sujet des gammes majeures et mineures.
http://www.ens-lyon.fr/asso/groupe-semi ... ?id=mbroue
(La vidéo est assez originale dans son approche : aucune prise en compte des consonances par exemple, que des maths).
Je connaissais déjà les possibilités de modulation entre gammes majeures : en changeant une seule note, on passe à une tonalité voisine.
Pour les gammes mineures, elle disposent toutes de 4 notes que l’on retrouve à l’identique dans 3 autres gammes mineures, ce qui permet des modulations naturelles en passant par un tel accord (septième diminué). Ce sont des modulations +3# ou +3b. De plus, 3 notes d’une gamme mineure se retrouvent de même à l’identique dans 2 autres gammes mineures, ce qui peut amener à des modulations naturelles +4# ou +4b. Dans ton exemple, c’est +4b. Les notes de transition sont mi/fab, lab et do (bécarre) que l’on retrouve en la mineur (mi, sol#, do).
Effectivement, un réb mineur est plus proche du fa mineur, mais vu la résolution en la mineur, choisir un do# mineur aurait été aussi logique, et plus simple à lire.
Il est intéressant de voir un cas concret !
EDIT : De quel Fantaisie s’agit-il ? Celle en fa mineur (D.940) ne présente pas le passage en réb mineur. (Ceci-dit cette dernière présentent pas mal de changements d’armure sans que je trouve les notes communes au voisinage du changement).
Tiens, je n'avais pas vu ou bien lu ce dernier message, très très éclairant!Marie-France a écrit : jeudi 21 juil. 2022 13:41 Bon ce n'est pas grave. Je finirai peut-être par trouver quelque chose d'approchant.
Je viens vous faire partager un passage, toujours de ce livre de Sorel (p54), parlant des modes Majeur et mineur:
"... Schubert, par exemple, a une vision beaucoup plus subtile du "joyeux" et du "triste"....... Alfred Brendel explique (dans "Le voile de l'Ordre"):
"L'oscillation entre les modes Majeur et mineur est vraiment typique. On la retrouve peut-être chez d'autres compositeurs, mais chez Schubert, elle a parfois un effet littéralement paradoxal. En règle générale, on peut dire que le mineur, pour lui, représente la réalité, c'est-à-dire la difficulté et le combat de la vie; et que le Majeur exprime la nostalgie, ce qui est hors d'atteinte; le besoin utopique du bonheur. "Là où tu ne te trouves pas, se trouve le bonheur" comme on dit dans Der Wanderer..."
Je trouve cette façon de voir de Brendel absolument éclairée! D'ailleurs j'adore les interprétations de Schubert par Brendel!